Banlieues, gilets jaunes, milieux populaires : l'écologie par et pour le peuple.

Par L'équipe de Fakir |

« Tout le monde aime la nature, mais une bonne partie du peuple déteste les écologistes » : le nouvel essai* d’Erwan Ruty (acteur de terrain en banlieue, créateur de médias de quartier, électron libre à l’engagement écolo, journaliste, auteur…), c’est le sous-titre qui en parle le mieux : « Banlieues, Gilets jaunes et transition écologique. » En d’autres termes : comment inventer une écologie par et pour le peuple ? Parce que « l’un des défauts de l’écologie, c’est qu’elle a été traditionnellement portée par les classes moyennes et supérieures », pointe-t-il.
Lui montre une direction inverse : c’est dans les quartiers et au plus près des gens qu’on pourra construire une réelle transition écologie.

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Écouter le podcast

On vous laisse découvrir le nouveau podcast de Fakir, et on vous glisse ici quelques extraits, en guise d’amuse-gueule :

« Si on dit aux gens "Avec l’écologie, vous allez en prendre plein la gueule", les gens, ça va leur rappeler qu’ils en ont déjà pris plein la gueule avec la désindustrialisation depuis les années 70, parce qu’ils ont bien vu que les métiers des milieux populaires se sont précarisés. Ils savent que les transformations économiques, ce sont des immenses chocs pour eux. Que les transformations économiques, ce sont ceux qui les mènent qui en profitent... »

« Soit on va dans un système libéral de relocalisation, dans des usines hyper mécanisées, sans ouvriers, où le travail est toujours cassé, soit on se dit qu’on va avoir besoin de beaucoup de main-d’œuvre dans des petites unités de production. Pour réparer, rénover, pour produire avec de petits paysans et non dans des méga-usines de l’agro-alimentaire. C’est un choix de société : il faut tout ramener près de là où vivent les gens, donc dans les périphéries. »

*L’écologie peut-elle être populaire ?, Éditions Le Bord de l’eau, 216 pages, 22 euros.